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Le  » Montmartre en Chansons  » d’Anne-Sophie Guerrier, par Gérard Letailleur

par Gérard Letailleur sur Les Éditions d’Art de Trianon

En renouant avec la tradition des chanteuses de rue, Anne-Sophie Guerrier nous fait partager sa passion du vieux village de Montmartre, loin de l’image d’Épinal imposée généralement aux touristes. Elle propose une visite guidée originale, véritable invitation poétique et musicale cheminant de la place des Abbesses au parvis du Sacré-Cœur. Le périple commence au « Mur des Je t’aime », incontournable rendez-vous des amoureux du monde entier, où elle entonne l’Hymne à l’amour de notre inoubliable Édith Piaf.

Sa silhouette est devenue familière aux Montmartrois : sa casquette à la Gavroche, sa longue jupe à fleurs et le timbre particulier de sa voix puissante et expressive témoignent de son originalité. L’impression de facilité qui émane de ses interprétations masque en réalité un travail intensif, constant, dans un souci d’exigence acquis auprès du Maître de chant Éric Tavelli, auteur, mélodiste, interprète, lui-même élève de Luciano Pavarotti. Chanteuse professionnelle, originaire de Rouen, son parcours est atypique puisque diplômée d’une école de commerce parisienne, cette perfectionniste n’a pas hésité à assouvir sa passion pour la Chanson française en se produisant comme Artiste de rue et, entre autres lieux, dans les couloirs du réseau RATP, ayant été accréditée par « Les Musiciens du Métro ». Belles et difficiles épreuves qui lui ont permis de se transcender, de se dépasser en permanence afin de mieux roder la visite-spectacle qu’elle nous offre aujourd’hui sur les traces d’Aristide Bruant…

Guide-Chanteuse amoureuse de Montmartre, elle a retenu une trentaine de stations liées chaque fois à un artiste, une anecdote, une chanson, s’arrêtant çà et là devant des lieux mythiques où vécurent des personnalités comme Marcel Aymé, auteur du célèbre Passe-muraille, que Jean Marais a sculpté et figé dans la pierre, Francisque Poulbot, dessinateur des petits gosses auxquels il a laissé son nom, et tant d’autres dont Charles Aznavour qui logea au-dessus de « La Bonne Franquette », Claude François, ou Dalida dont la maison, située rue d’Orchampt, draine toujours de nombreux admirateurs… Elle fait revivre des lieux emblématiques comme la « Maison Rose » de la rue des Saules ou, en face, le « Lapin Agile » vestige des vieux cabarets de jadis agrippé au flanc d’une pente abrupte dont le Père Frédé fut l’âme et la raison d’être, là où comme elle le chante « En haut de la rue Saint-Vincent, un poète et une inconnue s’aimèrent l’espace d’un instant… », mais la promenade révèle aussi des antres secrets pour la plus grande surprise de tous. Anne-Sophie a l’art et la manière de raviver ce Montmartre éternel, authentique, celui des poètes, des peintres d’antan, de leur vie de bohème fertile en créations exceptionnelles. En la suivant, en l’écoutant, en fermant quelques secondes les yeux, on les imagine dans leurs petits ateliers vétustes où flambait l’hiver un feu de bois nourri aux vieilles clôtures avoisinantes et où le soir sur la table brûlait une lampe à pétrole près de la théière fumante qui attendait les amis de passage.

Grâce aux chansons cultes interprétées a capella, destinées au petit groupe qui la suit et à quelques oreilles traînantes non prévues dans la visite, on se retrouve comme par magie au Temps des Cerises de Jean-Baptiste Clément ou à l’ombre du Moulin de la Galette lorsqu’il blutait encore la farine et dont les ailes continuent de protéger les amoureux tandis que « la lune trop rousse, de gloire éclabousse le jupon plein de trous » d’une jeune amoureuse sensible au charme de Jean Renoir, l’auteur de cette Complainte… Telle une meneuse de revue, elle entraîne avec plaisir et dynamisme son public dans les méandres des rues et ruelles de la Butte, croisant çà et là l’éternel accordéoniste dont l’instrument déverse avec bonheur des refrains indémodables, salue au passage les derniers peintres de la place du Tertre munis de leur chevalet de campagne où repose le plus souvent leur vision des rues montmartroises ombragées par le Sacré-Cœur, et les portraitistes, caricaturistes, silhouettistes à l’affût d’un touriste à croquer… Prêts à renouveler cette expérience inédite, les visiteurs sont unanimement conquis par son art et sa passion pour la Butte qui leur a permis une échappée hors du temps.

Que les curieux et amateurs n’hésitent pas à se laisser séduire par cette approche inattendue de la Butte, par la découverte ou redécouverte de l’histoire de Montmartre aux couleurs de la poésie de nos célèbres auteurs, enrichie des tonalités vibrantes de la voix d’Anne-Sophie Guerrier qui nous donne rendez-vous tous les samedis à 14h15, place des Abbesses, derrière la sortie du métro Abbesses. Au programme de la visite du village, des chansons qui ont enrichi son patrimoine culturel telles La Bohème, La Complainte de la Butte, Où est-il donc ?, L’Hymne à l’Amour, Sous le ciel de Paris, La Vie en Rose, Quand on n’a que l’amour… C’est une bonne et rare fortune que d’arriver avec talent à partager son enthousiasme, alors merci Anne-Sophie pour ces moments privilégiés de plaisirs montmartrois !

Réservations pour le samedi (14h15-16h15), certains dimanches et jours fériés, et les visites privées qui sont aussi proposées en anglais, sur le site montmartreenchansons.com

1 réflexion sur « Le  » Montmartre en Chansons  » d’Anne-Sophie Guerrier, par Gérard Letailleur »

  1. Merci à Anne Sophie !!!! D avoir été complice pour réaliser une surprise à deux amies .
    Puis la merveilleuse promenade montmartroise en chansons ,
    Une ballade ponctuée de anecdotes , de nos chansons françaises préférées .
    Mais le plus envoûtant , la voix Anne Sophie une artiste de qualité à qui nous souhaitons de belles réussites artistiques .
    Un très bel après midi .Merci

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